Le prix Louis Cros a été créé à l'Institut de France, sous l'égide de l'Académie des sciences morales et politiques, par convention avec le CUIP. Il récompense, annuellement, une œuvre dans le domaine de l'éducation et de la formation. Son montant, fixé chaque année par l'Institut de France, s'est élevé à 10 000€ pour l'année 2015.
Il est décerné à l’auteur ou aux auteurs d’un ouvrage ou d’un travail universitaire (thèse soutenue avant la date de forclusion) édité ou non, rédigé exclusivement en français.
Le jury apprécie particulièrement les travaux susceptibles d’éclairer non seulement les spécialistes et les praticiens, mais également le grand public, sur les enjeux et les défis contemporains de l’éducation et de la formation.

Ce prix est décerné en hommage à la mémoire de Louis Cros, fondateur du Comité Universitaire d’Information Pédagogique, créateur de l’Institut Pédagogique National et des Centres régionaux et départementaux de documentation pédagogique, président honoraire des Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (CEMEA). Il fut également le premier, en France, à identifier le phénomène mondial qualifié « d’explosion scolaire », à prédire son ampleur, à analyser sa nature et à en discerner la portée politique.

Les candidats, français ou étrangers, devront s’inscrire au plus tard le 2 avril 2017 à l'aide du formulaire (voir lien ci-après). Ils doivent être âgés de moins de 45 ans à cette date.
Le dossier, à faire parvenir au CUIP au plus tard le 16 avril 2017, se compose de :

  • Pour les ouvrages édités : deux exemplaires,
  • Pour les thèses : une version imprimée au format 21 x 29,7, une version de la thèse et du rapport du jury en PDF,
  • Un curriculum vitae et une lettre de motivation en version numérique

Pour s'inscrire, les candidats sont invités à compléter le formulaire suivant :
> formulaire de candidature

Les lauréats du Prix Louis Cros

2016
Nicolas Charles
pour « Enseignement supérieur et justice sociale. Sociologie des expériences étudiantes en Europe ».

Charles Coustille
pour « Antithèses. Thèses d’écrivains français aux XXème et XXIème siècles ».

Matthieu Devigne
pour « Classe de guerre. Une histoire de l’École entre Vichy et République. 1938-1948 ».

 

2015
Amélie Duguet
Pour « Les pratiques pédagogiques en première année universitaire : description et analyse de leurs implications sur la scolarité des étudiants ».

Pierre Clément
Pour « Réformer les programmes pour changer l’école ? Une sociologie du champ du pouvoir scolaire ».

Alexandre Fontaine
Pour « Aux heures suisses de l’école républicaine. Un siècle de transferts culturels et de déclinaisons pédagogiques dans l’espace franco-romand, Éditions Demopolis, Paris 2015 ».

2014
Joanie Cayouette-Remblière
pour « Le marquage scolaire, une analyse statistique ethnographique des trajectoires des enfants de classes populaires à l’école ».

Vanessa Pinto
pour « À l’école du salariat ». Ed. PUF 2014

Stanislas Morel
Pour « La médicalisation de l’échec scolaire ». Ed. La Dispute 2014

2013
Séverine Kakpo
pour « Les devoirs à la maison. Mobilisation et désorientation des familles populaires. Ed. PUF. 2012 ».

Damiano Matasci
pour « L’école républicaine à l’étranger. Auteurs et espaces de l’internationalisation de la réforme scolaire (1870-première moitié du XXè siècle) ».

2012
Sophie Orange

pour « L’autre supérieur. Aspirations et sens des limites des étudiants de BTS ».

2011
Gwenaëlle Joët

pour « Le sentiment d'auto-efficacité en primaire : de son élaboration à son impact sur la scolarité des élèves ».

Ugo Palheta
Pour « L'enseignement professionnel dans l'école massifiée ».

2010
Laurence Martin

pour « La stratégie de Lisbonne et l'économie de l'éducation : vers l'émergence d'un cadre juridique européen des services de l'éducation? »

Geoffroy Lauvau
pour « Rationalité académique, rationalité économique. Le devenir de l'Université face aux exigences de la justice sociale ».

2009
Céline Labrune-Badiane

pour « Processus de scolarisation en Casamance. Rythmes et logiques (1860-1960) ».

Bruno Robbes
pour « Du mythe de l’autorité naturelle à l’autorité éducative de l’enseignant : des savoirs à construire entre représentation et action ».

2008
Manon Pignot

pour « Allons enfants de la patrie ? Filles et garçons dans la Grande Guerre : expériences communes, construction du genre et invention des pères (France, 1914-1920) »

2007
Ludivine Thiaw-Po-Une

pour « Etat démocratique et ses dilemmes : le cas des universités ». Ed. Hermann, 2007.

Sylvain Grandserre
pour « École, droit de réponses ». Ed. Hachette, 2007.

2006

Isabelle Dumez-Féroc
pour sa thèse « Imaginaires des usages du réseau Internet. Les modes d'appropriation enfantine du média ».

Bénédicte Gendron
pour son essai « Le capital émotionnel en éducation. Un essai conceptuel ».

2005
Cypora Petitjean-Cerf
pour « L'école de la dernière chance. Un an en classe-relais ». Ed. Document Stock, 2005.

François Muller
pour son « Manuel de survie à l'usage de l'enseignant (même débutant) ». Ed. L'Etudiant, 2004.

2004
Agnès Villechaise-Dupont et Joël Zaffran
pour « Illetrisme : les fausses évidences ». Ed. L'Harmattan.

Yassine Zouari
pour sa thèse « Le cas du système éducatif tunisien », soutenue à l'Université de Rouen.